Bisape, le site du suivi-évaluation du Programme Alizés Phase 2, Eau potable et santé au Nord Ouest du Sénégal : développement local,énergie renouvelable, Alizés, éoliennes, éolien, solaire, Appui à la décentralisation, communautés rurales, hydraulique rurale, traitement de l'eau, fleuve sénégal, Saint Louis, Louga, Sahel, Bisape, bissape, bissap, bilharziose, lutte contre la pauvreté, Alizés Mauritanie, UE, SCAC, Aquassistance, Gret, Semis, EER, développement durable, gestion villageoise, Régefor, Pepam, Parpeba, Peptac, filtration, décantation, chloration, dosatron, Ndiawdoune, Fanaye Walo, Guidakhar, Khare, Ndiakhaye, Bokhol, Thiangaye
Mardi 2 octobre 2007

Une série de questions posées aux ménages des villages équipés dans la Région de Louga mettent à jour des connaissances et des pratiques de consommation, de transport et stockage de l’eau de boisson qui n’intègrent généralement pas les mesures d’hygiène au sens bio-médical du terme. Les conceptions traditionnelles de la « propreté » prévalent encore largement dans les usages.

Ainsi, l’utilisation des canaris reste largement majoritaire malgré le contact fréquent de l’eau avec la salive du pot de boisson[1] (cf. graphique 1). De plus, les canaris sont souvent placés dans la concession pour être accessibles à tous, visiteurs et enfants compris, et ce même pour les ménages disposant de branchements privés car ils y stockent généralement l’eau pour la journée.

Moins d’un quart des ménages (23%) désinfectent régulièrement ces récipients avec de l’eau de Javel. Les manipulations et épanchements d’eau autour du stockage favorisent une hygiène « imparfaite[2] » autour du stockage dans 48% des ménages.

32% des ménages enquêtés admettent ne pas couvrir les récipients lors du transport depuis le lieux de puisage, laissant la ressource à la portée de la poussière. Pour le traitement de l’eau de puits avant la boisson, seulement 50% des ménages enquêtés utilisent de l‘eau de javel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La maîtrise des bonnes pratiques sur les thèmes ci-dessus diffère selon les villages enquêtés (cf. graphique 2). On soulignera que bien souvent les connaissances et le discours des ménages concernant des précautions pour éviter les maladies sont décalés par rapport aux pratiques quotidiennes effectives.

 

 

 

 

 

 



[1] A cet égard, les canaris à robinet ou les bidons jaunes (20L) sont les solutions optimales du point de vue de l’hygiène.

[2] Imparfaite aux yeux de l’enquêteur dont la subjectivité est évidemment interrogée

 

 

 

 

par Benoît Paldrup publié dans : septembre 2007
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Mardi 2 octobre 2007

Dans tous les villages, malgré l’existence de bornes fontaines et de forages à pompe à motricité humaine, le puits reste une ressource fortement utilisée (cf. graphique 3). Ces points d’eau sont souvent pollués par la chute d’objets ou excréments d’animaux (selon 17% des ménages) quand ils ne disposent pas d’un dispositif de couverture. Recouverts, ils peuvent être contaminés par les ustensiles de puisages (cordes et seaux) qui traînent à même le sol.

 

 

 

 

 

par Benoît Paldrup publié dans : septembre 2007
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Mardi 2 octobre 2007

Dans certains villages enquêtés plus de 50% des ménages enquêtés signalent des cas de diarrhées dans le mois précédent l’enquête (cf. graphique 4). En moyenne 24% des ménages reconnaissent avoir été affectés durant les trente derniers jours.

La diarrhée, généralement transmise par voie orale, est fortement liée aux mauvaises pratiques d’hygiène. On remarquera que les 4 villages les plus atteints par les diarrhées ne disposent pas de système d’adduction d’eau potable sécurisé et s’alimentent à partir du puits au moment de l’enquête. Ces derniers associés aux mauvaises pratiques d’hygiène sont les principaux vecteurs de maladies diarrhéiques.

En effet, de manière générale les villages de la Région de Louga ne souffrent pas du problème des eaux stagnantes, marres temporaires et autres foyers de contamination. Le sol très drainant, la petite taille et la répartition spatiale dilatée des villages permettent de maintenir facilement un cadre de vie sain.

 

 

 

 

par Benoît Paldrup publié dans : septembre 2007
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Mardi 2 octobre 2007

Les villages du Walo vallée du Fleuve Sénégal, tels que Guidakhar et Bokhol, sont bien plus exposés aux risques de maladies hydriques (ici amibes, diarrhées, bilharziose urinaire et intestinale). Les eaux de surfaces fortement contaminées, notamment par les excréments du bétail, constituent une ressource gratuite et facilement accessible.

A Bokhol (cf. graphique 5 ; 4500 hab. + villages polarisés), les maladies hydriques (bilharziose intestinale et urinaires, dysenteries amibiennes, diarrhées) concernent environ 20% des consultations, alors qu’elles concernent 38% des consultations à Guidakhar (cf. graphique 6 ; 1200 hab.). Dans ces deux sites, c’est la bilharziose qui concerne le plus de consultations.

 

 

La situation du village de Guidakhar, isolé entre fleuve Sénégal et canal d’irrigation CSS, en fait un site très exposé aux maladies hydriques. A Bokhol, bien qu’aucun système d’adduction d’eau potable ne soit encore en service, le contact avec les eaux du fleuve sont relativement limitées.

D’après les données, il est difficile d’établir une saisonnalité.

 

 

 

Source : données de monitoring du district sanitaire de Dagana

par Benoît Paldrup publié dans : septembre 2007
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Mardi 2 octobre 2007

Les niveaux de consommation (cf. graphique 7) sont calculés d’après les quantités totales puisées (eau de boisson et eau domestiques) par les ménages interrogés divisés par l’effectif du ménage. Le volume est calculé d’après les déclarations faites dans le ménage concernant le nombre de fûts et de bassines remplis quotidiennement.

 La quantité moyenne par jour par personne est de 39litres. On constate que dans certains villages, les besoins en eaux sont très élevés : par exemple 55 litres par jour par personne à Dialgane Kane (puits), et 54 litres à Guedj Seck (BF et puits). Les sites disposant de branchement privés ne figurent pas parmi les plus gros consommateurs. La contrainte financière est un élément conditionnant les niveaux consommation, surtout dans les sites récemment équipés.

 

 

 

 

 

par Benoît Paldrup publié dans : septembre 2007
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Mardi 2 octobre 2007

Sur les 20 villages ciblés par les enquêtes, le budget moyen consacré à l’eau potable s’élève à 2,3% alors que la part moyenne réservée aux soins est de 8,9% (cf. graphique 8).

Certains sites ne disposent pas de systèmes payant, d’autres ont des modes de facturations forfaitaires faibles et, enfin, plusieurs villages sont passés à la vente au volume. Les coûts liés au traitement domestique de l’eau sont inclus dans la part du budget destiné à l’eau de boisson. La norme communément admise au niveau international pour la part consacrée à l’alimentation en eau est de 3% du budget.

Les frais liés aux soins, plus élevés, semblent pour une certaine part des villages être relativement faibles relativement aux frais liés à l’eau (Leye, Santhiou Baïty, Sam Gaye et Santhiou Diadj). Ils disposent par ailleurs d’un système d’un potable sécurisé (bornes fontaines et réseau multivillage).

 

 

 

 

par Benoît Paldrup publié dans : septembre 2007
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Mardi 2 octobre 2007

Plus de 90% des ménages interrogés se disent satisfait d’avoir à payer le service efficace de l’eau de boisson (graphique 9). Une question ouverte sur les raisons de la satisfaction permet de constater que la qualité du service et la conscience de l’existence des frais de production figurent dans la plupart des réponses.

 

La satisfaction au niveau de la gestion du service laisse entrevoir certaines difficultés dans des villages ou l’adduction d’eau connaît des difficultés dans la gestion technique.

Les raisons de la satisfaction ou non satisfaction sont les suivantes :

 

par Benoît Paldrup publié dans : septembre 2007
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