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Mardi 2 octobre 2007

Une série de questions posées aux ménages des villages équipés dans la Région de Louga mettent à jour des connaissances et des pratiques de consommation, de transport et stockage de l’eau de boisson qui n’intègrent généralement pas les mesures d’hygiène au sens bio-médical du terme. Les conceptions traditionnelles de la « propreté » prévalent encore largement dans les usages.

Ainsi, l’utilisation des canaris reste largement majoritaire malgré le contact fréquent de l’eau avec la salive du pot de boisson[1] (cf. graphique 1). De plus, les canaris sont souvent placés dans la concession pour être accessibles à tous, visiteurs et enfants compris, et ce même pour les ménages disposant de branchements privés car ils y stockent généralement l’eau pour la journée.

Moins d’un quart des ménages (23%) désinfectent régulièrement ces récipients avec de l’eau de Javel. Les manipulations et épanchements d’eau autour du stockage favorisent une hygiène « imparfaite[2] » autour du stockage dans 48% des ménages.

32% des ménages enquêtés admettent ne pas couvrir les récipients lors du transport depuis le lieux de puisage, laissant la ressource à la portée de la poussière. Pour le traitement de l’eau de puits avant la boisson, seulement 50% des ménages enquêtés utilisent de l‘eau de javel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La maîtrise des bonnes pratiques sur les thèmes ci-dessus diffère selon les villages enquêtés (cf. graphique 2). On soulignera que bien souvent les connaissances et le discours des ménages concernant des précautions pour éviter les maladies sont décalés par rapport aux pratiques quotidiennes effectives.

 

 

 

 

 

 



[1] A cet égard, les canaris à robinet ou les bidons jaunes (20L) sont les solutions optimales du point de vue de l’hygiène.

[2] Imparfaite aux yeux de l’enquêteur dont la subjectivité est évidemment interrogée

 

 

 

 

par Benoît Paldrup publié dans : septembre 2007
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